Les Sodemeca avaient pour objectif ultime la préfecture. Une marche pétaradante ponctuée par des slogans reprenant en choeur « Michelin
assassin », « À bas les actionnaires, ce qu'il faut c'est du boulot », a démarrée en gare de Lille pour se rendre en mairie de Lille.« L'intersyndicale a demandé une entrevue, mais n'a pas eu de réponse », De sorte qu'il a fallu patienter devant l'hôtel de ville avant d'être reçu.
Ce qui a provoqué de l'impatience dans le cortège, dont on fait les frais des barrières métalliques.
Finalement, une délégation de membres du comité d'entreprise et les délégués syndicaux ont été reçus par Bernard Charles, seizième adjoint au maire chargé de
l'emploi et de l'insertion, ainsi que par des membres du cabinet de Martine Aubry et de son premier adjoint, Pierre de Saintignon.
La délégation, reçue pendant quarante-cinq minutes, aurait obtenu l'assurance de la municipalité lilloise, maintenant bien au courant du dossier Sodemeca, de « mettre la pression »
sur Michelin afin que se débloquent les négociations.Enfin, le cortège est reparti en direction de la préfecture où une nouvelle délégation devait être
reçue. Non sans avoir fait un petit sit-inboulevard de la Liberté. Bloquer cette artère à cette heure-là, c'est l'assurance d'avoir un maximum d'effet sur la circulation.
Le maire de Noyelles les Seclin a quand à lui envoyé une lettre ouverte aux Sodemeca dans laquelle il demande la conservation du site .SODEMECA peut se développer à Noyelles. La place ne manque
pas. La zone n'est pas réglementée en matière de coefficient d'occupation des sols.